Nous vivons une drôle d’époque qui voit le sport français dominer le monde. Un jour que l’on avait commis un tweet ironique sur le pouvoir de la gym à l’école, après les titres olympiques des volleyeurs, des handballeurs, des handballeuses, et l’argent des basketteurs lors des derniers JO de Tokyo, le ministre de l’Éducation nationale d’alors, Jean-Michel Blanquer, l’avait repris en se félicitant de la victoire de notre système scolaire. C’était un rappel de plus que l’ironie passe mal à l’écrit, parce que notre niveau exceptionnel dans tous les sports de ballon pratiqués au sec et sans bonnet de bain (en water-polo, c’est moins bien), ne risque pas de devoir aux deux heures de sport par semaine à l’école, qui consistent parfois en une sortie au grand air avec éventuel enlevage des mains des poches. En revanche, la rencontre avec quelques profs de gym donnant de leur temps pour l’UNSS, l’organisation du sport scolaire, et jetant une passerelle avec les clubs, a fait beaucoup pour le sport français. Mais c’est là le pouvoir d’une résistance (à l’immobilisme, au manque de moyens) ben plus que d’un système. Et nous voilà, donc, les rois du monde, ou presque. On a moqué d’éternité le renoncement des profs de gym, justement, qui, marre du grimper à la corde et du cheval d’arçons, nous disaient simplement de prendre un ballon, alors qu’ils ont inspiré une nation (note à Jean-Michel Blanquer : c’est encore de l’ironie). En attendant, le constat est là : jamais le sport français n’a été à ce point performant dans tous les sports collectifs, football, hand, volley, basket, rugby, ce qui tient au métissage de la société française, à la qualité de la formation dans les clubs et donc des entraîneurs, mais aussi, peut-être, aux ressources de ce pays quand il joue collectif. Dommage qu’il l’oublie, parfois.Ironie
Nous vivons une drôle d’époque qui voit le sport français dominer le monde. Un jour que l’on avait commis un tweet ironique sur le pouvoir de la gym à l’école, après les titres olympiques des volleyeurs, des handballeurs, des handballeuses, et l’argent des basketteurs lors des derniers JO de Tokyo, le ministre de l’Éducation nationale d’alors, Jean-Michel Blanquer, l’avait repris en se félicitant de la victoire de notre système scolaire. C’était un rappel de plus que l’ironie passe mal à l’écrit, parce que notre niveau exceptionnel dans tous les sports de ballon pratiqués au sec et sans bonnet de bain (en water-polo, c’est moins bien), ne risque pas de devoir aux deux heures de sport par semaine à l’école, qui consistent parfois en une sortie au grand air avec éventuel enlevage des mains des poches. En revanche, la rencontre avec quelques profs de gym donnant de leur temps pour l’UNSS, l’organisation du sport scolaire, et jetant une passerelle avec les clubs, a fait beaucoup pour le sport français. Mais c’est là le pouvoir d’une résistance (à l’immobilisme, au manque de moyens) ben plus que d’un système. Et nous voilà, donc, les rois du monde, ou presque. On a moqué d’éternité le renoncement des profs de gym, justement, qui, marre du grimper à la corde et du cheval d’arçons, nous disaient simplement de prendre un ballon, alors qu’ils ont inspiré une nation (note à Jean-Michel Blanquer : c’est encore de l’ironie). En attendant, le constat est là : jamais le sport français n’a été à ce point performant dans tous les sports collectifs, football, hand, volley, basket, rugby, ce qui tient au métissage de la société française, à la qualité de la formation dans les clubs et donc des entraîneurs, mais aussi, peut-être, aux ressources de ce pays quand il joue collectif. Dommage qu’il l’oublie, parfois.